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Titre : Les sénateurs socialistes offrent, une fois de plus, la possibilité à la France de ratifier la Charte des langues régionales et minoritaires du Conseil de l’Europe. [-]

Date : 29/01/2008

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Alors que le Parlement est sollicité en vue d’une demande de révision de la Constitution, un amendement déposé notamment par Odette HERVIAUX, Yolande BOYER, Louis LE PENSEC et François MARC va être discuté aujourd’hui au Sénat afin de tenter d’introduire un article permettant une ratification ultérieure de la Charte des langues régionales et minoritaires du Conseil de l’Europe.

Le Sénat fera-t-il mieux que l’Assemblée Nationale qui a rejeté, voilà quelques jours, un amendement similaire ?

Dans l’amendement, les auteurs regrettent que la France soit régulièrement mise en cause, tant au niveau européen que mondial, pour la timidité dont elle fait preuve dans la protection et la mise en valeur de ses langues régionales. L’exposé des motifs ne manque pas de souligner que cette timidité est par ailleurs en contradiction avec les prises de position courageuses de notre pays pour la défense de la diversité culturelle et linguistique dans le monde, et qui l’honorent.

En outre, la préservation de son patrimoine linguistique, qui est l’un des plus riches d’Europe, constitue pour la France un atout remarquable pour le développement de sa créativité culturelle et intellectuelle. L’occitan, l’alsacien, le breton, le provençal, le gallo, et tant d’autres sont au cœur de notre histoire, et ont contribué à fonder les valeurs qui nous sont communes, celles qui nous rassemblent aujourd’hui.

L’attachement à ces langues, qui concerne de nombreuses régions métropolitaines et d’outre-mer, ne relève pas de la nostalgie : il est très fort chez de nombreux jeunes, encouragé par le talent de musiciens et le développement de l’offre de formation. A ce titre, la défense de la langue française au sein de l’Union européenne doit nécessairement s’accompagner de la préservation des langues régionales de France.

Il est souhaitable que le Parlement saisisse cette chance de traiter cette question des droits fondamentaux. Lui seul peut le faire dans l’attachement à notre unité nationale, à nos principes républicains, à la langue française qui permet et facilite notre vie en commun.

Affaire à suivre.

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